On veut pas l'savoir!

Lille, entrée du métro, je passe derrière les distributeurs de journaux gratuits et descends par l'escalier, pas envie d'accepter leur offre, ni de leur signifier encore une fois mon refus - à quoi bon lire ce qui se trouve partout, radio, internet, quotidiens, télévision, souvent avec les mêmes mots, comme s'il n'y avait plus personne, ou presque, pour écrire autrement ou sur autre chose, à chaque jour son ordre unique.

Villeneuve-d'Ascq, sortie à l'air libre, plus moyen d' échapper à la distributrice qui me dit bonjour en tendant son papier, je lui dis non merci. On veut pas l'savoir, répond-elle. On peut prendre et jeter, ou passer sans prendre - mais surtout pas dire non.